PANCHINA 2

Au cours de longues flâneries, Stéphanie Ledroit apprécie les différents comportements sociaux des personnes l’entourant. Le tableau intitulé Panchina 2, qui signifie en italien « banc de parc » démontre cet intérêt pour les interactions sociales. Un banc est un lieu où nous pouvons nous retrouver seul- apprécier ce moment solitaire, mais c’est également un lieu où nous pouvons retrouver des amis ou encore faire de nouvelles rencontres.

 

Dans son ouvrage, Le Peintre de la vie moderne, Charles Baudelaire utilise ce terme de flâneur : « Pour le parfait flâneur, pour l’observateur passionné, c’est une immense jouissance que d’élire domicile dans le nombre, dans l’ondoyant […] Être hors de chez soi, et pourtant se sentir partout chez soi ; voir le monde, être au centre du monde et rester caché au monde » ; ces quelques mots rejoignent parfaitement cet environnement que représente le banc : un endroit où nous pouvons être invisible tout en ayant une vitrine globale sur le monde.

 

La figure de la jeune fille est ici réalisée au couteau avec un hyperréalisme frappant, où la légèreté de la dentelle et des cheveux y est particulièrement étudiée. Au contraire, le second plan du tableau dans lequel se situe le banc est travaillé de manière davantage abstraite ; le banc étant représenté par de simples bandes lisses, permettant de montrer l’aspect symbolique de ce lieu.

MATINALE

VERTIGE

Habituée des monochromes, à l’image de Yan Pei Ming, influence importante dans le travail de Stéphanie Ledroit, l’oeuvre Vertige fait partie de ses dernières séries où elle tend à utiliser plusieurs nuances de couleurs. Dans plusieurs oeuvres, l’artiste utilise également diverses textures et approches picturales afin de symboliser différents sujets de réflexion.

 

Dans cette oeuvre, Ledroit pose sur un rebord lissé une figure hyperréaliste travaillé au couteau. Au dernier plan du tableau, nous pouvons retrouver un fond particulièrement nuancé. La figure posée sur le rebord avec ses jambes dans le vide provoque un sentiment de vertige profond au spectateur. Le fond obscur à l’arrière plan produit une sensation de peur du vide.

 

L’artiste joue de cette âme solitaire déposée sur le bord d’un plan stable. Cette peinture n’évoque pas d’histoire particulière, elle présente un moment sans début ni fin. À l’image de ce que peut réaliser Tim Eitel, Stéphanie Ledroit emploie la peinture pour réaliser des analogies avec la réalité.

 

L’enfant est ici face à l’absence d’avenir provoquant une inquiétude importante. Encore assis sur cette plateforme stable, symbolisant la structure familiale sécuritaire, la lumière, légèrement représentée, incite l’enfant à se lancer dans ce vide inquiétant.

CHATEAU DE SABLE

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